Le rachat de crédit

Le rachat de crédit

Au cours de ces dernières années, de plus en plus d'organismes de crédit proposent et vantent les mérites du rachat de crédit. Cette formule est annoncée comme étant la solution parfaite pour venir en aide aux emprunteurs qui se retrouvent avec une situation financière difficile à gérer. Elle s'adresse également aux particuliers qui souhaitent retrouver un équilibre financier. Mais que cache véritablement cette nouvelle formule " salvatrice " ?

Une solution à double tranchant

Réaménagement, regroupement de crédit, renégociation, restructuration, consolidation, refinancement ou fusion de crédit, quelle que soit la dénomination utilisée, on fait toujours allusion au même procédé : le rachat de crédit. Cette opération financière relativement récente consiste à convertir un ou plusieurs prêts contractés par une personne en un seul et unique emprunt. Cette unification implique la révision du taux et du montant des versements périodiques de remboursement. Elle est aussi automatiquement associée à l'allongement de la durée d'amortissement. Afin de mettre ce système en œuvre, l'établissement promoteur s'adresse à tous les créanciers du souscripteur pour effectuer le paiement des capitaux dus et de tous les frais et intérêts. Il négocie ensuite les conditions du nouvel emprunt avec le souscripteur. Portant essentiellement sur le taux, le montant de la mensualité et la durée, ces conditions sont fixées en fonction de la capacité de remboursement de l'emprunteur.

Le rachat de crédit s'adresse en principe à tout le monde, en particulier à ceux qui ont accumulé trop de prêts et qui n'arrivent plus à assumer de lourdes échéances. Avec la réduction du montant des versements périodiques, il doit permettre de pallier une situation d'endettement démesuré. Il se veut aussi être une alternative pour les emprunteurs se retrouvant avec un endettement inadapté à leur nouvelle condition suite à des évènements comme la maladie, l'accident, le divorce, etc... Contrairement à ces buts affichés, les promoteurs acceptent rarement de racheter les prêts des personnes en état de surendettement.

En raison du comportement des organismes de rachat de crédit, on peut conclure que la restructuration n'a pas été faite pour échapper à tout endettement, mais pour retarder l'échéance. Cette situation se confirme lorsque ces établissements proposent à leur client une enveloppe de trésorerie destinée à faire face aux dépenses inévitables. Étant un prêt destiné à être remboursé, cette solution incite les emprunteurs à accroître encore leur taux d'endettement et la durée d'amortissement des prêts. Dans la situation difficile où ils se trouvent, les particuliers succombent facilement à la tentation.

Réaménagement ou nouveau système d'endettement ?

Selon les caractéristiques, les cibles et les dispositions légales, le refinancement de prêt peut prendre deux grandes formes dont le rachat de crédit consommation et le rachat de crédit immobilier. La première forme est destinée à fusionner exclusivement les emprunts à la consommation tels que le prêt personnel, le crédit automobile, le crédit revolving, etc. Par ailleurs, la seconde forme peut inclure tant les emprunts à la consommation que les prêts immobiliers. Cette forme de restructuration de crédit peut être avec ou sans hypothèque selon le type de prêts refinancés et la situation financière du souscripteur. L'hypothèque est surtout exigée par les organismes dans le cas où le taux d'endettement du demandeur est fortement élevé. Cela montre que le rachat de crédit est loin d'être une donation pour les particuliers se trouvant au bord du surendettement.

Les deux formes de renégociation de prêt se distinguent par leur durée d'amortissement et leur taux d'intérêt. En fonction du montant des capitaux dus, la durée d'amortissement de la nouvelle formule de prêt peut respectivement s'étendre jusqu'à 12 et 30 ans pour le rachat de crédit consommation et celui du crédit immobilier. Le rééchelonnement d'emprunt se fait en fonction de l'ensemble des capitaux dus et de l'âge du demandeur. A court terme, cette démarche est susceptible d'arranger l'état financier de l'emprunteur, mais il risque de lui causer un endettement à vie.

Selon la forme de restructuration, le taux appliqué est soit fixe, soit variable, capé ou non. Le taux fixe est particulièrement lié au rachat de crédit de consommation. Par ailleurs, le refinancement de crédit immobilier est la plupart du temps associé à un taux variable. Avec le réaménagement, le taux du prêt unifié est généralement diminué. Cette réduction ne veut pourtant pas dire allègement du coût total d'emprunt dans la mesure où il va avec un rééchelonnement. De plus, le taux variable peut engendrer un coût de crédit trop élevé dans les périodes de hausse des indices qui lui sont associées.

En savoir plus

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