Crédit revolving - renouvelable

Crédit revolving - renouvelable

Le crédit revolving fait partie des crédits à la consommation. En raison de son caractère pratique et commode, ce type de crédit attire un grand nombre de particuliers. Cependant, il a la mauvaise réputation d'être à l'origine de nombreux cas de surendettement. Avant de choisir cette formule de prêt, il faut faire un bon examen de votre situation.

Un système de réserve permanente

Crédit permanent ou renouvelable, il peut avoir plusieurs qualifications, mais il évoque la même chose : le prêt revolving. Ce dernier se définit comme la mise à la disposition du particulier d'un montant d'argent bien déterminé durant une période de douze mois reconductible. La réserve permanente de crédit ainsi effectuée est accessible à tout moment jusqu'à sa limite. Dépensée en totalité et en partie, cette réserve se reconstitue à chaque fois que l'emprunteur procède au remboursement périodique. Au fur et à mesure des remboursements, le fonds reconstitué est utilisable jusqu'à son épuisement ou jusqu'à la fin du contrat.

Le prêt revolving peut avoir deux formes bien distinctes caractérisées par l'existence d'une carte de crédit ou non. La forme associée à une carte se trouve être la plus pratique dans la mesure où elle permet le règlement facile des dépenses ou le retrait d'espèces par le débit de la réserve. La seconde variante prend la forme de l'autorisation de découvert accordée par les organismes de crédit au détenteur d'un compte bancaire. Son utilisation se fait essentiellement par l'émission de chèque ou par virement bancaire.

L'emprunt renouvelable est un produit proposé par un large choix d'organismes tels que les banques, les enseignes de la grande distribution et les autres organismes spécialisés. Il peut servir pour le financement de toutes sortes de dépenses sans besoin de justification d'utilisation. Par conséquent, l'emploi de la réserve allouée requiert une grande vigilance pour éviter le surendettement. A l'origine de nombreux cas de surendettement, ce prêt doit être utilisé en surveillant en permanence l'évolution de la situation financière.

Un prêt au taux très élevé

Comme tous les prêts, les éléments à observer en matière de crédit revolving sont le montant, le taux, la durée et les modalités de remboursement. Déterminé en fonction du besoin de l'emprunteur, le montant de réserve allouée doit tenir compte de son revenu et de son taux d'endettement, mais ce n'est toujours pas le cas. Il est à noter que le montant fixé au début peut être modifié en fonction du changement de la situation. Si le montant est fixe, le taux de ce prêt est en revanche variable au fil du temps. De plus, ce taux révisable se trouve être nettement plus cher par rapport aux autres crédits. A l'origine du coût total d'emprunt trop important, ce taux élevé et variable est la principale cause du surendettement.

Avec le prêt revolving, l'emprunteur doit dissocier deux notions de durée à savoir la durée de validité du fonds et la durée de remboursement. Si la première est d'un an reconductible, la durée de remboursement s'allonge au fur et à mesure de l'utilisation du fonds. L'emprunteur continue donc à effectuer des versements périodiques au-delà de la fin de la validité de la réserve. Les mensualités de remboursement du crédit revolving sont liées au taux et au montant de la réserve utilisée. En dehors des mensualités, la reconstitution de la réserve peut s'effectuer par anticipation. Cette option ne doit pas en principe occasionner ni frais ni pénalité.

Les autres points essentiels du prêt revolving

Le souscripteur du crédit revolving a un certain nombre de droits destinés à le protéger. D'abord, il a droit à l'offre préalable et au délai de rétractation de sept jours. Incluant toutes les modalités du prêt, cette offre est obligatoire avant la conclusion du contrat et lors d'une révision des conditions. Afin de pouvoir donner son avis sur la suite du contrat, l'emprunteur doit être informé des conditions de reconduction avant un délai de trois mois du terme. Dans le cas où les nouvelles conditions ne lui conviennent pas, il dispose d'un droit de refuser en résiliant purement et simplement le contrat. A la fin de celui-ci, il a également la possibilité de demander sa reconversion en crédit classique afin de faciliter sa gestion.

Par ailleurs, l'emprunteur a l'obligation d'aviser sa banque de sa volonté de terminer le contrat trois mois avant le terme. Il dispose aussi de vingt jours pour faire connaître son refus sur les modifications de conditions proposées par l'organisme prêteur. Dans le cas du refus de reconduction, le débiteur est contraint de rembourser l'ensemble du capital dû. La banque peut également exiger le remboursement immédiat du capital dépensé avec les intérêts et les indemnités de retard si l'emprunteur n'arrive pas à payer ses mensualités.

Le guide du Crédit